Le chelem

La gazette du bridge club Paris IX

N°3 juin 2019
Réalisation : Hubert HAAS, Alain SHAPIRO

Edito

Le comité de Paris a organisé une rencontre entre Monsieur BOGACKI, président de la fédération française de bridge, et les animateurs des clubs parisiens affiliés à la fédération. le bridge club Paris IX y a bien sur participé.

Le président nous a fait part des projets de la fédération pour faciliter l’accès du plus grand nombre au bridge :

  • information ciblée auprés des pré retraités dans les grandes entreprises et administrations,
  • création d’une « bridge box » pour présenter le bridge et les possibilités de formation,
  • mise au point d’un bridge simplifié pouvant être pratiqué « tout de suite » : un « fast bridge« 

Lors de cette rencontre les animateurs ont fait part des difficultés liées au vieillissement des adhérents et surtout au faible taux de renouvellement par de jeunes joueurs

Nous en avons profité, Guss et moi,  pour initier un rapprochement des clubs amateurs comme le notre, du quart nord est de Paris, au total plus de 800 licenciés,  pour appuyer sur ce point et demander la réorganisation de certaines compétitions fédérales plus proches des clubs.

Notre soucis commun est en effet de promouvoir nos clubs dans notre environnement géographique et d’accueillir ceux qui sont désireux de jouer ou de rejouer au bridge. Au passage, nous avons vu qu’il était possible de mutualiser certains moyens cours et salles notamment.

Notre intervention a été soutenue par des clubs plus importants qui sont confrontés au même problème. Nous espérons que fédération et comité prendront en compte nos messages.

Hubert HAAS

Nouveaux adhérents

  • FLIKIER Henri
  • LE MASNE Luc
  • NOSSINTCHOUK Danielle
  • NATAF Henri

Notre voyage en Sicile

Qui dit voyage, dit aventures, et le nôtre fut particulièrement  « pimenté »

Cela a commencé dès le départ. La Compagnie TRANSAVIA,  très prudente, tels les patrons d’une grande équipe de football internationale, avait choisi de vous faire voyager en deux groupes. On ne rigole pas avec les seniors en France !

1er groupe :

Nous voici donc embarqués dès le matin avec Camille. Embarqués, c’est vite dit, car Monique, (vous savez la grande qui crie toujours : « pour les tickets, ça ferme dans 5 mn «  ), il lui faut une fauteuil roulant !  On l’installe donc dans sa petite voiture, et une personne de l’aéroport vient lui faire savoir qu’elle doit payer un supplément pour sa valise, C’est le fauteuil, ou la valise ! (sans aucun doute une erreur, car en  Sicile, c’est la valise ou le cercueil)

Bref, la cachottière, ne nous avait pas dit qu’elle comptait rester à Palerme,

Comme dix autres, dans la même situation, qui voyageaient également sans bagages, mais avec billet de retour.  

On se demande s’il s’agit de « fous du shopping » ou de candidats cachés au suicide.

En tous cas, au dernier moment, ils ont changé d’avis et ne voulait pas payer le supplément réclamé. Voici donc notre Camille à guerroyer avec le personnel, et bien sûr, vous connaissez notre Camille, Une battante, tout en douceur…. elle a gagné.

2e groupe :

Pour le voyage de l’après-midi, Gus a eu aussi son lot.

Hubert Marchand, en douce, avait adopté Thierry Ogier, et n’avait rien dit à personne, Mais une fois de plus TRANSAVIA, très rigoureuse, n’a rien voulu savoir et a refusé d’embarquer Ledit Thierry Marchand sous sa nouvelle identité.

Cette fois, ils ont été très fermes et Gus a dû repayer un billet pour embarquer cet individu à l’identité hybride.

Après seulement vingt minutes de transport, nous arrivons dans un « Resort » avec une vue à vous couper le souffle, imaginez une baie sur la mer avec les montagne en  fond , et  toutes les chambres (ou presque) donnant sur la mer, et une superbe piscine olympique en plein air.

Nous nous renseignons immédiatement à la réception de l’hôtel :

  • Comment accède-t-on à la mer ?
  • Par les toboggans, mais la mer est fermée !
  • Mais quand on est descendu en toboggan, comment remonte-t-on ?
  • Par les escaliers
  • Mais alors les escaliers remontent mais ne descendent pas ?

Après une série d’explications embrouillées, nous comprenons qu’il faut que ces toboggans soient surveillés et que, lorsqu’ils sont « ouverts » il faut, pour remonter, nager vers une échelle métallique pour prendre des escaliers de pierre irréguliers. Bref, hasardeux pour les retraités que nous sommes : première déception.

Ensuite, nous avons dans le groupe un trio – que je ne nommerai pas – pour qui l’apéro est une véritable religion. Je dirai même que ce sont des extrémistes purs et durs.  Les voilà donc installés au bar demandant un alcool local.

Deuxième déception : aucun alcool dans le « all inclusive ».  C’était écrit en tout petit dans la notice de présentation de l’hôtel. Evidemment personne ne l’a lue,  ayant une confiance absolue dans notre Président et son assistante préférée ! Les voilà qui relisent tout et … perdu, :  c’était bien écrit.

En bons Français que nous sommes, nous rouspétons, vous savez comme certains qui partent en Sicile et cherchent : les fromages, le steak saignant et les frites !  pourquoi pas la Tour Eiffel ?

Bref, une fois le premier jour passé, il a bien fallu admettre que les chambres, très propres avaient chacune une grande terrasse , donnant sur une vue magnifique, et que tous les soirs, nous étions bouche bée devant le coucher du soleil.

Quant aux repas…  on y trouvait toujours quelque chose à son goût.

Seule, l’Agence proposant les excursions, qui était « maquée » avec l’hôtel laissait à désirer, faisant de prix fantaisistes.

Mais, grâce aux bus, aux voitures de location, aux taxis locaux, bref au bon esprit des gens du groupes qui vous fournissaient des « tuyaux » pour tout visiter, chacun a pu voir tout ce qu’il voulait. Nous sommes revenus enchantés par cette merveilleuse Sicile, pleine de trésors artistiques, de paysages à couper le souffle, et d’habitants chaleureux et accueillants.

Au pot final habituel avec distribution de prix et danse, tout le monde était content de son séjour et prêt à s’inscrire à d’autres voyages, car nous étions ravis par cette semaine de beau temps, de bridge et d’une amitié qui est le ciment de notre club.

Edith GOLDFARB

La vue !

Le coucher de soleil !

En plus pas d’apéro ! bouhhh !

Ils auront quand même de la bière !

La remise des prix !

La danse endiablée !

Coin technique

Au premier tour le contre (du joueur à gauche du déclarant) est forcing, il demande au partenaire de se décrire. On distingue 2 zones de force pour contrer :

  • supérieur à 17 points H, toute distribution
  • de 12 à 17 points H avec une distribution telle qu’il y ait un fit au moins 3ème dans les 3 autres couleurs ; la distribution idéale est 4, 4, 4 et 1 dans la couleur d’ouverture.

Dans le silence du N° 3 les réponses au contre sont :

  • de 0 à 7 points H, sa meilleure couleur au palier minimum avec en priorité sa majeure 4ème
  • de 8 à 11 points H, sa meilleure couleur à saut ou 2 SA avec les arrêts dans l’ouverture, avec une majeure 5ème, on saute à 3 dans cette couleur
  • au delà on exprime sa force par un cue bid ou bien par une enchère à priori définitive au niveau de la manche

Dès que le joueur N°3 enchérit, le partenaire du contreur n’est plus obligé de parler, donc quand il parle, il n’est pas minimum.

Kinésithérapie faciale